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Ce que révèle l'écart entre deux devis pour le même toit

27 mai 2026 · SOLARSPLIT

Quand plusieurs installateurs chiffrent le même toit, à partir du même dossier, les prix devraient se ressembler. Ils ne se ressemblent pas. Sur les projets passés par le comparateur SOLARSPLIT en 2026, l’écart entre l’offre la plus basse et la plus haute pour un même toit dépasse régulièrement 20 %, et atteint parfois 40 %. Voici ce que ces écarts révèlent, sur quelques cas réels rendus anonymes, et comment les lire à votre avantage.

Cas 1 : la même puissance, 38 % d’écart

Une villa vaudoise, un toit sans batterie, trois offres pour exactement 23 kWc. Prix bruts : 32’200, 37’000 et 44’600 francs. Même puissance, même nombre de panneaux, même toit. L’écart vient de trois choses : le matériel, panneaux et onduleur de gammes différentes avec des garanties différentes, les prestations incluses, échafaudage, raccordement au tableau, dossier Pronovo et annonce à la commune facturés ou non, et la marge, tout simplement. L’offre la plus chère n’était pas la mieux équipée. L’offre la moins chère incluait tout.

Ce cas est le plus instructif, parce qu’il isole ce que le prix ne dit pas : à puissance égale, c’est la liste de ce qui est compris qui explique l’écart, et elle ne se lit qu’en détail.

Cas 2 : la puissance change d’une offre à l’autre

Une maison neuchâteloise, avec batterie. Trois offres : 26,6 kWc avec 6,9 kWh de stockage, 27,5 kWc avec 18 kWh, et 18,8 kWc avec 20,7 kWh. Prix de 43’500 à 51’300 francs. Ici, comparer les totaux n’a aucun sens : la troisième offre a un tiers de panneaux en moins et trois fois plus de batterie que la première. Chaque installateur a dimensionné selon sa lecture du toit et de la consommation, et deux d’entre eux ont proposé une batterie que le dossier n’imposait pas.

Ce cas dit une chose : un devis répond à la question que l’installateur s’est posée, pas forcément à la vôtre. Le premier travail est de ramener toutes les offres à la même puissance et au même équipement, ou de les faire refaire sur un cahier des charges commun.

Cas 3 : la batterie fait le prix

Une maison valaisanne, trois offres autour de 25 kWc, toutes avec batterie, de 10 à 14 kWh. Prix de 34’700 à 43’800 francs. Ramenées au kWc net après rétribution unique, elles vont de 1’440 à 1’930 francs. Un tiers de l’écart vient de la capacité de batterie, le reste du matériel et des prestations. Sans isoler la batterie, on ne sait pas si l’on compare des toits ou des accumulateurs.

Cas 4 : le même matériel, presque le même prix

Une maison neuchâteloise, cinq offres avec la même batterie de 13,8 kWh, quatre d’entre elles entre 13,4 et 15,7 kWc pour 33’000 à 43’200 francs. Ramenées au kWc net, quatre offres se tiennent entre 2’650 et 2’980 francs. La cinquième proposait 7,2 kWc seulement, avec la même batterie, à 28’000 francs, soit 4’200 francs par kWc : une batterie surdimensionnée pour un petit toit, et un prix au kWc qui le dit tout de suite.

Quand le matériel est comparable et le périmètre le même, les offres se resserrent. C’est le signe qu’un appel d’offres bien cadré fait la moitié du travail.

La mesure qui rend tout comparable

Trois opérations, dans l’ordre :

  1. Ramener au périmètre. Même puissance à 10 % près, même présence ou absence de batterie, mêmes prestations incluses. Ce qui manque dans une offre s’ajoute à son prix, ce qui est en trop dans une autre s’en retire.
  2. Calculer le prix par kWc net : prix brut, moins la rétribution unique, divisé par la puissance. En 2026, une installation ajoutée sans batterie sur une maison individuelle se situe entre 1’500 et 2’500 francs par kWc, dégressif avec la taille. Notre article sur le coût d’une installation donne le contexte.
  3. Poser les mêmes questions à tous. Marque et modèle des panneaux et de l’onduleur, garanties et qui les porte, échafaudage, raccordement, dossier Pronovo, annonce à la commune, délai de pose, conditions de paiement. Notre guide lire un devis solaire liste chaque ligne.

Ce que l’écart dit de l’installateur

Une offre nettement plus chère que les autres à périmètre égal n’est pas forcément mauvaise : elle peut porter un matériel haut de gamme, une garantie longue, une équipe interne plutôt que sous-traitée. Une offre nettement moins chère mérite qu’on vérifie ce qui manque. Dans les deux cas, c’est la justification qui compte, et un installateur qui l’explique volontiers est en général celui qu’on retient.

C’est exactement ce que fait le parcours SOLARSPLIT : les installateurs répondent au même dossier, les offres sont ramenées à la même mesure et notées sur les mêmes critères, et un conseiller explique les écarts avant que vous choisissiez. Le point de départ est l’étude en ligne gratuite, qui fixe le cahier des charges auquel tout le monde répond.

Et votre toit, que vaut-il ?

La simulation est gratuite et en ligne, à partir des données publiques de votre bâtiment.

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