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Combien de temps dure un onduleur, et quand le remplacer
28 juillet 2026 · SOLARSPLIT
L’onduleur est la seule pièce d’une installation solaire qui travaille vraiment : il transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif pour la maison et le réseau, des milliers d’heures par an, en chauffant. C’est aussi la seule pièce qu’on remplacera à coup sûr au cours de la vie de l’installation. Voici ce qu’il faut savoir pour que ce jour ne soit ni une surprise ni une dépense mal placée.
Dix à quinze ans, contre trente pour les panneaux
Un onduleur de chaîne, un seul appareil au mur du local technique, est le standard des maisons en Suisse et dure dix à quinze ans. Les micro-onduleurs, un petit onduleur sous chaque panneau, sont annoncés pour vingt à vingt-cinq ans parce que chacun travaille peu et chauffe peu, mais la comparaison est trompeuse : sur une installation de 25 panneaux, ce sont 25 appareils électroniques sur le toit, exposés au gel et à la chaleur, et le remplacement d’un seul demande de monter sur le toit et de démonter un panneau. Ils gardent leur place sur un toit très ombragé ou à orientations multiples, où ils laissent chaque panneau produire indépendamment. Pour un toit ordinaire, l’onduleur de chaîne reste le choix simple, accessible et le moins cher à entretenir, et c’est celui que les installateurs proposent en premier. Les panneaux, eux, produisent encore 85 à 90 % de leur puissance initiale après vingt-cinq ans. Une installation prévue pour trente ans verra donc un remplacement d’onduleur, parfois deux, et il vaut mieux l’avoir inscrit dans le calcul de rentabilité dès le départ.
Ce qui l’use : la chaleur d’abord, un onduleur posé dans un local mal ventilé ou en plein soleil vieillit plus vite, les condensateurs électrolytiques ensuite, qui sèchent avec les années, et les cycles quotidiens de démarrage et d’arrêt.
Les signes qui annoncent la fin
- Des codes d’erreur et des redémarrages de plus en plus fréquents, surtout par forte chaleur. L’onduleur décroche, repart, décroche. Sur la courbe de production, ce sont des zéros courts et répétés en milieu de journée.
- Un rendement qui baisse : la courbe garde sa forme mais plafonne plus bas que les années précédentes, à météo comparable.
- Un ventilateur bruyant ou silencieux alors qu’il tournait, une odeur de chaud, un boîtier anormalement brûlant.
- Des voyants ou un écran qui s’éteignent par intermittence.
Aucun de ces signes ne se voit depuis la fenêtre. Ils se voient sur la courbe, et surtout dans la comparaison avec ce que l’installation devrait produire. Notre guide pour lire sa courbe de production décrit les formes, et le monitoring SOLARSPLIT alerte quand l’écart persiste, quelle que soit la marque de l’onduleur.

Ce que la garantie couvre
Les fabricants garantissent l’onduleur cinq à dix ans selon les marques, et proposent presque tous une extension à quinze ou vingt ans, à souscrire à l’achat pour quelques centaines de francs. Sur une installation neuve, l’extension est en général un bon calcul : elle coûte une fraction d’un remplacement et couvre précisément la période où la panne devient probable. Vérifiez sur le devis la durée de garantie et qui la porte, le fabricant ou l’installateur, c’est l’un des points que notre guide lire un devis solaire recommande de contrôler.
La garantie couvre le matériel, rarement la main-d’œuvre de remplacement ni le déplacement. Et elle ne couvre jamais la production perdue pendant la panne : c’est la raison de surveiller.
Ce que coûte le remplacement
Pour une maison individuelle, un onduleur neuf de 5 à 10 kW coûte de l’ordre de 1’500 à 3’000 francs posé, selon la puissance et la marque, davantage pour un modèle hybride capable de piloter une batterie. C’est une dépense d’entretien, déductible du revenu imposable comme les autres travaux d’entretien du bâtiment, et elle représente sur trente ans quelques pour cent du coût total de l’installation.
Le bon moment pour repenser l’installation
Le remplacement est l’occasion de prendre trois décisions qu’on n’a pas eues à l’origine.
- La limitation d’injection à 70 %. Elle s’applique aux onduleurs installés depuis 2026, et la recommandation de branche est de l’appliquer aux installations existantes au moment du remplacement. Le nouvel onduleur sera donc réglé pour écrêter la pointe de midi, ce qui coûte moins de 3 % de l’énergie annuelle, et souvent moins de 1 % quand une pompe à chaleur ou une voiture absorbent la pointe. Notre article sur l’écrêtage explique le mécanisme, et c’est le moment de demander un pilotage dynamique plutôt qu’un réglage fixe.
- La batterie. Un onduleur hybride coûte plus cher qu’un onduleur simple, mais il évite d’en racheter un le jour où une batterie devient intéressante, avec une pompe à chaleur ou une voiture électrique. Notre guide sur quand une batterie se justifie aide à trancher.
- Le suivi. Un onduleur neuf est communicant. C’est le moment d’activer un suivi indépendant de la marque, pour ne pas revivre les mois de sous-production silencieuse qui ont souvent précédé la panne de l’ancien.
Ne pas attendre la panne de juin
Un onduleur qui montre des signes de fatigue en mars se remplace en avril, pas en juillet après trois semaines d’arrêt en pleine saison. Les installateurs ont du stock, le délai est de quelques jours à quelques semaines, et un devis comparé vaut ici comme pour l’installation initiale. Le suivi de production, à activer depuis la page Services par ici, est ce qui permet de choisir le moment au lieu de le subir.
Et votre toit, que vaut-il ?
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